Le vendredi 6 février 2009, dans la salle de conférence du Programme des nations Unies pour le Développement (PNUD), le Ministre Burkinabè des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique président de la Commission Nationale Burkinabè pour l’UNESCO a procédé au lancement du projet « renforcement des capacités du Centre International pour l’Education des Filles et des Femmes en Afrique de l’Union Africaine ».
Le projet ainsi lancé vise les trois objectifs généraux et spécifiques. Au titre des objectifs généraux il y a l’autonomisation des femmes en milieu rural, le plaidoyer en faveur de l’éducation des filles et des femmes, l’accompagnement des filles déscolarisées, marginalisées et en difficulté. Du côté des objectifs spécifiques le projet vise à réaliser une étude permettant de mettre à la disposition des acteurs de l’éducation des informations et outils nécessaires sur l’autonomisation des femmes en Afrique ; à développer un partenariat fécond et diversifié sur la question de l ’éducation des femmes en Afrique à travers l’organisation de séminaires et ateliers d’échange ; et à contribuer au renforcement des capacités des acteurs publics et privés de l’éducation à l’approche genre et développement particulièrement en rapport avec le milieu rural. Le projet comportera entre autres activités, l’envoi de 14 femmes de 14 pays d’Afrique en voyage d’étude et de formation en République Populaire de Chine, l’ équipement de l’UA/CIEFFA et de cinq de ses points focaux en matériel informatique, la mise en valeur du terrain devant abriter le siège définitif de l’UA/CIEFFA et qui a été mis à disposition par le Gouvernement du Burkina Faso, l’organisation de séminaires/ ateliers d’une part, d’échanges et de formation sur la problématique de l’éducation des filles et la formation des femmes en Afrique de l’Est et Australe et d’autre part sur l’accompagnement des filles déscolarisées, et en difficulté.
Le Ministre Joseph Paré en lançant vendredi cet important projet, s’est réjoui de son aboutissement heureux et de son démarrage opérationnel. Il a par ailleurs souhaité que toutes les dispositions soient prises afin qu’il se déroule pour le grand bonheur des femmes africaines car a-t-il dit « il (le projet) va profiter aux femmes africaines en leur permettant d’aller s’inspirer de ce qui se fait en Chine en faveur de l’autonomisation de la femme en milieu rural ». Le projet sera conjointement piloté par le Bureau multi pays de l’UNESCO /Bamako et l’UA/CIEFFA. C’est pour cela qu’à l’occasion du lancement le Directeur du Bureau multi pays de l’UNESCO/Bamako a réitéré à l’UA/CIEFFA le soutien de l’UNESCO : « L’UNESCO s’engage à mener à vos côtés toutes les actions qui pourront d’une façon ou d’une autre permettre l’accès des filles et des femmes à l’éducation, et y favoriser leur maintien et leur réussite, et partant garantir l’autonomisation des femmes en Afrique ». Quant à Mme la Coordonnatrice de l’UA/CIEFFA pour qui ce vendredi 06 février 2009 a été un grand jour, « l’équipe de l’UA/CIEFFA se fera le devoir de conduire ce projet de manière efficace et efficiente, afin de pouvoir solliciter, négocier une seconde phase ».
La cérémonie de lancement du projet a connu aussi la présence du Secrétaire Général du Ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication du Burkina Faso, des Représentants des Ministères Burkinabè de la Promotion de la Femme, de la Promotion des Droits Humains, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale , de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation, des Représentants des Partenaires Techniques et Financiers du secteur de l’éducation et des Associations œuvrant pour la promotion des droits de la femme.
Ousséini Ouédraogo Chargé de Communication et des Relations Extérieures au CIEFFA