Le Burkina donne le top départ pour le testing
L’UA/CIEFFA dans son approche de développer des stratégies et des initiatives en vue de promouvoir l’éducation des filles et la formation des femmes sur le continent a élaboré un guide pour la prise en compte du genre et des droits humains dans les systèmes éducatifs africains. Autour de ce guide il y a eu plusieurs rencontres et réunions, non seulement pour l’enrichir et le rendre intelligible, mais aussi pour requérir auprès des partenaires financiers et techniques un accompagnement nécessaire pour sa mise en œuvre dans les pays.
C’est dans la logique des rencontres préparatoires de l’expérimentation du guide et en vue d’une nécessaire implication des différents acteurs et actrices de l’éducation que s’est tenu du lundi 28 septembre au 1er octobre 2009 à Ouagadougou un atelier de formation qui a regroupé, des enseignants, des parents d’élèves, des planificateurs, des conseillers d’éducation et d’orientation scolaire, des directeurs de l’éducation, des chefs d’établissement, des Directeurs provinciaux, et régionaux des Ministères de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation (MEBA), des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique( MESSRS), de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale (MASSN en charge de la petite enfance) des régions concernées par l’expérimentation du guide au Burkina. Cet atelier de formation qui est une activité Pays, conduite et coordonnée par la consultante pays du projet d’expérimentation au Burkina Faso, marque le top départ du processus de cette expérimentation/testing du guide dans ce pays.
Au cours de cet atelier de formation il s’est agi surtout d’aider les participants et les participantes à s’approprier les concepts fondamentaux du guide que sont le genre et les droits humains, et de déterminer leurs liens avec l’éducation afin de leur permettre d’avoir la même compréhension du contenu du guide mais aussi et surtout de faciliter l’intégration de ces concepts dans leur comportement de tous les jours et particulièrement dans leur travail sur le terrain. Cette rencontre de travail préparée et organisée par Mme Bernadette Sanou/Dao, la consultante pays, avec l’accompagnement de l’UA/CIEFFA a permis aux acteurs et actrices de l’éducation de passer en revue le guide avant sa mise en œuvre sur le terrain. Prenant la parole au nom des ministres Burkinabé en charge de l’éducation, Mme Sanou a salué la tenue de cet atelier de formation. Elle s’est réjouie du choix des thèmes et des concepts de la formation : « Le genre et les droits humains figurent parmi les thèmes émergents retenus au niveau du secteur de l’éducation pour être intégrés dans les programmes d’enseignement. C’est donc dire que toute initiative pouvant contribuer à faire mieux connaître ces concepts est forcément la bienvenue pour nous ».
La mission de ces acteurs sur le terrain faut-il le rappeler, est délicate en ce sens qu’elle vise à : « vaincre les préjugés basés sur le sexe qui sont prédominants dans les attitudes et les comportements des enseignants (e)s, des parents et de la société dans son ensemble, ainsi que les stéréotypes véhiculés par les manuels et les programmes » comme l’a relevé Mme la Coordonnatrice de l’UA/CIEFFA dans son allocution à l’ouverture des travaux. D’importantes communications, dont l’une portant sur genre et éducation et l’autre sur droits et éducation ont été développées par des spécialistes pendant les quatre jours qu’ont duré les travaux. Ces différentes communications soutenues par une présentation du contenu du guide et de l’UA/CIEFFA ont eu pour objectif de donner à l’ensemble des acteurs et actrices du guide une meilleure appropriation de ce qu’il convient d’appeler maintenant leur document de main. En attendant le bilan à mi parcours de la mise en œuvre du guide sur le terrain, les participants et participantes se sont engagé(e)s à travers une résolution de mettre en œuvre le guide dans leurs activités quotidiennes.
Mme Aminata Elisabeth Ouédraogo/Bancé, à la clôture des travaux a nom des autorités en charge de l’Education du pays empêchés, exprimé toute sa satisfaction aux participants et participantes et les a félicité pour l’appropriation qu’ils/elles ont fait des concepts fondamentaux du guide. Elle a réitéré sa gratitude à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour avoir permis d’engager le projet de l’expérimentation dans quatre pays de l’Afrique de l’Ouest (Burkina, Ghana, Mali et Niger) et aux Fonds Communs Genre du Burkina d’avoir permis la concrétisation de l’expérimentation au niveau national.
Ousséini OUEDRAOGO
Le Chargé de Communication de l’UA/CIEFFA